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Elisabeth Borne : « Nous ne pouvons pas poursuivre les promesses non financées 
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5 juillet 2017 - Les Echos

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La ministre des Transports, Elisabeth Borne : « Nous visons une politique multimodale, où chaque mode prend sa juste place. » - Martin Bureau/AFP

Que signifie la « pause » annoncée dans la construction de nouvelles infrastructures ? Les LGV inaugurées samedi sont donc les dernières ?


Il y a des priorités, chacun doit en prendre conscience. Nous ne pouvons pas poursuivre une politique des transports faite de promesses non financées, comme ce fut le cas ces dernières années. Sur le quinquennat à venir, près de 10 milliards de projets d'infrastructures ont été annoncés sans être financés, dont 7 milliards de projets nouveaux. Ma priorité, c'est d'assurer une mobilité pour tous et pour tous les territoires. Et cela passe d'abord par les transports de la vie quotidienne. Nous inaugurons des lignes à grande vitesse, mais il faut être conscient que, dans le même temps, les réseaux de tous les jours se dégradent. Sur le réseau ferré national, 5.300 kilomètres de lignes sont ralenties pour des raisons de sécurité. Ce constat préoccupant est aussi valable pour les voies rapides en Ile-de-France ou pour les axes routiers qui ne sont pas au niveau, alors qu'ils supportent un énorme trafic de poids lourds.

Il ne faut pas oublier non plus que 40 % de la population vit en dehors des périmètres de transport urbain, sans autre possibilité que la voiture individuelle pour ses déplacements. Face à cette réalité, il faut faire des choix. C'est l'objectif de la démarche que nous engageons, avec une priorité aux déplacements de la vie quotidienne, et donc à la remise à niveau des réseaux existants.

EN VIDEO. Grandes infrastructures, investissements, péages : ce qui attend le monde des transports


Où se feront les économies ?
L'argent doit prioritairement aller à l'entretien et à la modernisation. L'ajustement se fera donc forcément sur les grands projets.

Lesquels ? Le CDG Express, par exemple ?
Non, car ce projet n'a pas vocation à fonctionner avec des ressources publiques. Les dépenses inscrites dans les contrats de plan Etat-région, qui visent à satisfaire des besoins de proximité, ne seront pas elles non plus remises en question. Sur tous les autres grands projets, nous ne lancerons pas de travaux et nous ne signerons pas de contrats de concession tant que nous n'aurons pas eu un très large débat sur les investissements prioritaires, et en travaillant aussi bien sur les dépenses que sur les recettes. Nous lancerons également des audits indépendants pour objectiver l'état des réseaux. Tout cela se concrétisera par une loi de programmation, qui devrait être adoptée au premier semestre 2018. Elle fixera les investissements sur les dix ans à venir, avec un cadrage budgétaire clair et des dépenses correspondant aux recettes sur les cinq prochaines années.

Les élus vont à bon droit rappeler les promesses qui leur ont été faites...
A partir du moment où les engagements dépassent de manière très importante les ressources, nous ne pouvons pas nous engager à faire tout ce qui a été promis par d'autres. Il faut en profiter pour se poser à nouveau la question sur la manière dont on répond aux besoins de mobilité des Français. Cela a été fait trop systématiquement par la réalisation de nouvelles infrastructures, et insuffisamment par la modernisation. Dans le ferroviaire, avant de construire une nouvelle voie, il faut d'abord se demander comment innover pour tirer le meilleur parti de l'infrastructure existante, à travers les systèmes de signalisation, par exemple. Il faut également travailler sur les méthodes d'exploitation : dans certains pays, on met 15 minutes pour retourner un train, chez nous, c'est 45 minutes.

Quel sera l'objet des Assises de la mobilité que vous annoncez pour la rentrée ?
Nous allons redemander aux Français quels sont leurs vrais besoins de mobilité, dans les zones rurales par exemple, identifier également les bonnes initiatives, se projeter aussi sur tout ce que l'innovation va nous apporter. Il faut répondre aux besoins de mobilité de demain, en arrêtant d'y apporter les réponses d'avant-hier. Nous souhaitons réfléchir aussi aux ressources : les flux de camions qui transitent par nos territoires doivent eux aussi contribuer au financement de nos infrastructures.

Vous souhaitez ressusciter l'écotaxe ?
Non, ce ne serait pas une bonne idée de la relancer en l'état, mais il faut réfléchir à une façon de faire payer ces poids lourds. Certaines régions sont volontaires pour lancer des expérimentations. D'autres demandent à pouvoir créer, comme l'a fait le Grand Paris, une taxe spécifique dédiée aux besoins en équipement. Cela peut également passer par la mise en place de péages sur certaines sections de routes nationales, sans pénaliser les déplacements de proximité, à l'image de ce qui a déjà été fait dans les Landes. Nous devons donc débattre des ressources, comme d'autres pays l'ont fait.

Y aura-t-il des fermetures de ligne ou de gare ?
Ce sera aux régions d'y répondre. Nous visons une politique multimodale, où chaque mode prend sa juste place, dans une période où nous ne pouvons plus nous permettre d'avoir des réponses surdimensionnées par rapport aux besoins. Le TER doit ainsi être un transport de masse, avec beaucoup de voyageurs à bord.

Etes-vous favorable à un nouveau plan de relance autoroutier ?
Nous avons un réseau routier national qui est vraiment à deux vitesses. Le réseau autoroutier concédé a fait l'objet déjà de nombreux plans de relance, il est déjà de grande qualité et ce ne serait pas raisonnable d'y investir encore beaucoup d'argent par un nouveau plan de relance. Dans le même temps, le réseau routier non concédé se paupérise. Mais quant à adosser celui-ci au réseau concédé en échange d'une prolongation des concessions, il faut être clair, les règles européennes ne nous le permettent pas.



 
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