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LGV : «les députés doivent avoir le courage de dire stop !»
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11 avril 2019 - La Dépêche

Charles d'Huyvetter et Patrick Vaccary. «Les dès ne sont pas jetés» affirment-ils en amont de l'AG de ce matin./ Photo DDM, S.B.

Charles d'Huyvetter et Patrick Vaccary. «Les dès ne sont pas jetés» affirment-ils en amont de l'AG de ce matin./ Photo DDM, S.B.

 
 

C'était en 2009. Et le projet est toujours dans les cartons, au préjudice des personnes et des entreprises. «On continue de vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête» déplore Patrick Vaccary. Ce porte-parole s'amuse aussi des errements du calendrier prévu pour mener à bien ce Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO).

 

Le temps passe

Débat public en 2005 qui annonce la mise en service possible en 2021. En 2015, dix ans plus tard, la Bordeaux-Toulouse est annoncée en 2024, Bordeaux-Dax en 2027, Bordeaux – Hendaye en 2032. En février 2018, rappelle Patrick Vaccary, «à la suite d'un tour de passe-passe,» les deux tronçons Sud Bordeaux et Nord Toulouse entre 2018 et 2022.» Toulouse – Agen entre 2 028 et 2032, Bordeaux-Dax en 2037. Les débordements calendaires ne se sont pas arrêtés là. «Les nœuds de Bordeaux et Toulouse pourraient être mis en service en 2027. Pour le reste, il n'existe plus aucune date.» De nouvelles études sont annoncées «avec des nouvelles priorités. En près de vingt ans, on revient au point de départ.»

Entre-temps toutefois, le débat public a débouché sur un avis défavorable en mars 2015. Un point pour les opposants mais ils ont pris en plein visage la déclaration d'utilité publique en juin 2016. «Incompréhensible» pour Charles d'Huyvetter, le président de TGV en Albret.

Patrick Bruel

Le temps serait-il alors l'ami des opposants à cette ligne nouvelle ? D'Huyvetter et Vaccary ne veulent pas siffler le refrain de la chanson de Bruel «Place des Grands Hommes» avec un rendez-vous dans dix ans. «Mais la déclaration d'utilité publique est valable cinq ans, puis cinq ans renouvelable.» En 2026, le projet GPSO est de facto annulé. «C'est le cas de figure pour la Poitiers-Limoges.»

Et maintenant ? «Les élus d'ici ne sont pas idiots» martèlent les deux porte-parole. «Ils savent qu'on ne peut pas ou plus se permettre de mettre dix ou quinze milliards publics sur la table d'autant que le gouvernement et Macron lui-même dès 2017 ont mis en avant la nécessité de faire des transports au quotidien une priorité.» L'assemblée générale de ce matin doit être l'occasion de taper du poing sur la table vers les députés, dont le LREM Michel Lauzzana favorable à la LGV.

Micheline

«Pour financer ce type de projet «poursuit Patrick Vaccary «il pourrait être fait appel à des sociétés de projet, qui ne sont pas autre chose qu'un partenariat public privé. La loi sur les mobilités ne doit pas en tenir compte malgré l'amendement déposé par des sénateurs lors de l'aller-retour entre les deux assemblées. Les députés doivent désormais dire stop, tout simplement ! Si la majorité présidentielle est cohérente, elle doit supprimer cet amendement.»

Persuadés qu'ils avaient démontré que le projet GPSO «n'est pas d'intérêt général», les opposants ne veulent toutefois pas imaginer que dans dix ans, à l'assemblée générale 2029, ils pourraient encore évoquer ce dossier lent comme une Micheline des années 1950. Un point doit être fait sur les procédures en cours. Déboutées en conseil d'Etat, les associations réunies en coordination interrégionale attendent la décision en appel concernant Bordeaux Sud et Toulouse Nord. Une première décision de la justice administrative leur a donné raison.

Stéphane Bersauter

 

 
 
 
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