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Gironde : cinq sénateurs sur six s’opposent à la LGV dans une lettre à la Commission européenne
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20 octobre 2022 - Sud Ouest 

Gironde : cinq sénateurs sur six s’opposent à la LGV dans une lettre à la Commission européenne

Les sénateurs girondins sont majoritairement opposés à la LGV.© Crédit photo : AFP/LIONEL BONAVENTURE

Gironde : cinq sénateurs sur six s’opposent à la LGV dans une lettre à la Commission européenne

 

Dans le sillage des élus du Sud-Gironde, cinq des six sénateurs girondins se positionnent clairement contre la ligne à grande vitesse

Les anti-LGV ne rendent pas les armes. Loin de là. Depuis la rentrée, les mobilisations se multiplient en Sud-Gironde, la prochaine étant programmée le 22 octobre à Saint-Macaire. Il est vrai qu’un faisceau d’indices donne du baume au cœur aux opposants aux extensions de lignes à grande vitesse Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax. En Gironde, plusieurs élus se mobilisent.Ainsi cinq des six sénateurs que compte le département ont signé la lettre adressée à la Commission européenne par le collectif des élus des territoires sud-girondins qui dénoncent « un chantier titanesque à la fois nuisible au climat, à la biodiversité et aux territoires sacrifiés.

Il convient de rappeler que le projet a déjà fait l’objet d’un rejet massif de la part des populations, des élus locaux et des acteurs du territoire tout au long de son élaboration et notamment lors des deux débats publics de 2005 et 2006 ». Parmi les signataires, on retrouve sans surprise les sénateurs socialistes sud-girondins Hervé Gillé et Laurence Harribey. L’écologiste Monique de Marco, Florence Lassarade (LR) et Nathalie Delattre (Mouvement radical). Seul le MoDem Alain Cazabonne défend la ligne à grande vitesse.

Difficulté ?

Sans préjuger de l’issue de l’arbitrage qui sera rendu par l’Europe, Hervé Gillé, invité du journal de TV7, constate : « Le dossier est en difficulté. » Lors de son audition au Sénat, Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, a expliqué qu’une des difficultés du dossier portait sur le fait que le projet en l’état actuel n’avait pas de caractère européen – il s’arrête à Dax. De ce fait, l’Union européenne pourrait ne pas verser les 20 % attendus des 14 milliards que coûterait la ligne.

Le ministre a toutefois expliqué qu’il négociait avec Bruxelles pour arracher le soutien européen. Dans le cas contraire, il a clairement exprimé que l’État ne prendrait pas le relais. La facture incomberait alors aux collectivités engagées sur le projet. Il y a peu de doute que ce vieux serpent de mer joue les prolongations pendant encore de longues années.

 
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