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LGV: Une signature toujours (très) partielle !
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8 avril 2011- Le Sud-Ouest

Les Girondins se sentiront seuls, à Bordeaux, pour signer la convention financière.

Le préfet de région rêvait sans doute de boucler son séjour bordelais par cette séance solennelle de signature du volet aquitain de la convention financière de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. Elle est la dernière étape avant la signature du traité de concession avec le groupement conduit par Vinci et le lancement effectif des travaux. Les collectivités locales aquitaines doivent apporter 841 millions d'euros à ce projet estimé à près de 7 milliards d'euros en 2009. Alain Rousset et Vincent Feltesse viendront confirmer l'engagement de la Région et de l'agglomération bordelaise à hauteur de 306 millions et de 127 millions d'euros. C'est Gilles Savary, le vice-président du Conseil général, qui honorera la signature du Conseil général de la Gironde (143 millions d'euros). Le Département de la Dordogne ne signera pas pour les 15 millions demandés, faute d'avoir obtenu satisfaction sur la RN 21 et le contournement de Périgueux. Ni Henri Emmanuelli, pour les Landes, ni Pierre Carmani, pour le Lot-et-Garonne, ne feront le déplacement bordelais, faute d'être mandatés par une délibération de leur collectivité.

Ils négocient encore leurs apports respectifs de 35 millions d'euros.

Labazée absent

Le nouveau président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques sera, lui, représenté. L'État attend 79 millions d'euros du Département. « Nous délibérerons les 28 et 29 avril », indique Georges Labazée, qui ne veut pas préjuger de la position de son assemblée. Les agglos de Pau (21 millions) et de Bayonne (36 millions) se sont par ailleurs déjà engagées. On se demande finalement si les élus aquitains n'ont pas voulu faire payer son empressement à un préfet qui ne les a jamais ménagés en deux ans.

L'objectif gouvernemental de signature de toutes les collectivités avant le 15 avril ne sera pas tenu. Ce ne sera pas le premier report. Ce dossier prend l'allure d'un chemin de croix pour le gouvernement, qui a eu bien tort de se séparer, à l'automne dernier, de son médiateur, Claude Liebermann, dont la capacité de négociation était précieuse. À Toulouse, lundi, les principaux contributeurs devraient toutefois confirmer leur engagement. À Poitiers, le préfet a laissé un peu de temps aux agglomérations de Royan, de Rochefort et de Cognac pour délibérer, tandis que Ségolène Royal poursuit son bras de fer « de principe » avec Nathalie Kosciusko-Morizet.

 

 
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