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TGV en Albret

Joseph Bonotto

19 april 2021 

Hier Joseph Bonotto nous a quitté. C'est avec douleur que je vous
transfère cette triste nouvelle. Depuis quelques mois il n'était pas bien,
son état s'est rapidement dégradé.
Il est parti entouré de l'affection des siens, Edith et ses enfants à qui
nous présentons nos plus sincères condoléances et nos amicales pensées en
ce moment difficile.

Charles D'huyvetter 

 

Une des  réactions:  

Voici une bien triste nouvelle. Transmets de notre part à sa famille toute notre amitié.
On gardera de lui l'image de quelqu'un qui ne peut se résoudre à accepter l'injusticiable. Cette longue lutte qui est la notre aura révélé et fait se rencontrer des personnes de grande valeur. Joseph était de ceux-là. Il aura contribué, j'en suis sur, à bouleverser l'ordre établi qui fait dire à certains "c'est comme ca on n'y peut rien" . Avec lui nous avons participé et nous participons encore à un mouvement collectif qui change les conscience. Le nez sur le guidon nous mesurons mal cette force mais je suis sûr que plus tard cette empreinte restera. Dans cette empreinte il y a celle de Joseph.

 

Victor Pachon 

 

 

Message de notre président

3 novembre 2016 

NdlR TGV-Albret : résumé de nos motivations.....

.....Pourquoi nous sommes favorable à la ligne ferroviaire existante modernisée
et opposés à la LGV Bordeaux-Toulouse

Il existe un réel besoin d’améliorer la liaison ferroviaire entre Bordeaux et Toulouse. Pour cela il existe deux solutions :

1- Soit créer une Ligne nouvelle à grande vitesse

2- Soit moderniser la ligne actuelle

Nous nous opposons à la création d’une LGV pour de nombreuses raisons :

1- Son coût : environ 10 milliard d’€, soit 30 millions d’€/km sans aucun mode de financement sinon de faire payer les générations futures (alourdissement de la dette).

2- La rentabilité socio-économique la plus basse jamais constatée avant réalisation à cause de son coût.

3- Son intérêt général : ce projet concerne moins de 10 % des usagers du train.

4- Un projet inadapté pour des distances courtes : sur 255 km entre Bordeaux et Toulouse et 2 gares (Agen et Montauban), les 320 km/h ne se font que sur 49 % du trajet.

5- La perte de 3 000 ha de terres agricoles et de forêts, soit une emprise de 12 ha/km.

6- Un impact patrimonial important : 417 bâtis acquis et détruits.

7- Un coût d’entretien de 2 infrastructures difficile à supporter avec la ligne traditionnelle utilisée à 30 % de sa capacité et la LGV utilisée seulement à 25 % de sa capacité.

8- Un risque de métropolisation important, c’est à dire une concentration des entreprises et des services dans les grandes métropoles au détriment d’un développement du territoire équilibré.

9- Un écart de temps LGV-Ligne modernisée Paris-Toulouse de 17 minutes avec 3 arrêts : Bordeaux, Agen et Montauban.

Nous sommes favorable à la solution alternative : la modernisation de la ligne actuelle

1- Tout d’abord, cette solution a finalement été validée par SNCF Réseau et L’Ecole polytechnique de Lausanne.

2- La ligne actuelle est suffisamment capacitaire pour supporter la croissance du trafic prévu par SNCF Réseau.

3- La nécessité de maintenir les gares d’Agen et de Montauban en centre-ville.

4- L’électrification de la ligne actuelle permet des vitesses de 220 km/h. La vitesse moyenne serait de 170 km/h.

5- Le temps de parcours entre Bordeaux et Toulouse serait de 1 h 30 ‘

Travaux nécessaires :

Suppressions des passages à niveau

Redressement de certaines courbes

Voies d’évitement

Modernisation de la signalisation

Changement partiel des rails et du ballast

6- L’intérêt général c’est la prise en compte des 90 % d’usagers du train qui prennent le train tous les jours (professionnels et scolaires). Une bonne desserte du territoire et une amélioration de la qualité du voyage est un enjeu de la modernisation des voies existantes

7- La revitalisation de nos espaces ruraux avec les gares de Marmande, Aiguillon, Tonneins, Port-Sainte-Marie.

8- Son coût : environ 2,5 milliards d’€

En espérant que les décideurs retrouvent le sens des réalités et que les politiques cessent de faire payer aux générations futures des projets très coûteux et pas toujours indispensables.

Charles D'Huyvetter

 

LGV : les aménagements de Toulouse-Nord devant le Conseil d'Etat

2 avril 2021 - La Dépêche

 

l'essentielDeux associations demandent l’annulation de la déclaration d’utilité publique accordée
aux travaux.

C’est un signal très attendu que va bientôt envoyer le Conseil d’Etat : la haute juridiction administrative va en effet devoir se prononcer sur la validité de la déclaration d’utilité publique (DUP) accordée en 2016 aux travaux d’aménagement ferroviaires prévus au Nord de Toulouse dans cadre de la ligne à grande vitesse Midi-Pyrénées, également appelés AFNT (Aménagement Ferroviaire du Nord de Toulouse).

Cette opération comprend plusieurs chantiers d’envergure :

  • la mise à quatre voies de 19 km de voies ferrées entre Toulouse et Castelnau-d'Estrétefonds,
  • la réalisation d'un terminus TER à Castelnau-d'Estrétefonds,
  • la création d'une interconnexion train/métro à la station La Vache,
  • ainsi que le réaménagement des arrêts Castelnau-d'Estrétefonds, Saint-Jory, Fenouillet-Saint-Alban, Lacourtensourt, Lalande l'Église, route de Launaguet et enfin la gare de Toulouse Matabiau.

Saisi une première fois en juin 2018, le tribunal administratif de Toulouse avait annulé la DUP au prétexte que les inconvénients du projet - notamment le coût total et l’impact environnemental - l’emportaient sur ses avantages. Mais les juges d’appel de Bordeaux avaient inversé la tendance en mars 2020, remettant le projet sur les rails.

Retombées socio-économiques

Les associations « Alternative LGV » et « Très Grande Vigilance en Albret » ont tenté de faire annuler cette dernière décision en se pourvoyant en cassation devant le Conseil d’Etat. Elles estiment notamment que la cour d’appel administrative d’appel de Bordeaux n’a pas correctement apprécié les retombées socio-économiques du projet.

Le rapporteur public du Conseil d’Etat a passé au crible leur argumentaire, sans pour autant trouver de raison d’aller dans leur sens. Il a au contraire rappelé que les aménagements de la partie Toulouse-Nord permettraient de transporter quotidiennement 10 000 voyageurs de plus, que la fréquence, la régularité et le temps de parcours des voyageurs au quotidien se trouveraient grandement améliorés et que les AFNT bénéficieraient à des communes aujourd’hui mal desservies.

Il a en outre contesté le fait que l’évaluation financière du projet remettait en cause l’utilité publique de celui-ci.

Cette rentabilité s’installera à long terme (a priori en 2075), a-t-il précisé, ce qui représente selon lui un horizon tout à fait conforme aux projets de ce type.

Enfin, le rapporteur public a estimé que les impacts environnementaux des travaux feraient l’objet de mesures de compensation, et ne pouvaient donc constituer une base pour remettre en cause la déclaration d’utilité publique accordée au projet.

Il a demandé aux juges de rejeter la demande de pourvoi des deux associations. Réponse attendue sous trois à quatre semaines.

   

Ligne à grande vitesse : le trafic surestimé

 31 octobre 2016 - Sud Ouest

Avec la LGV, Bordeaux serait à 2 h 05 de Paris et, au sud, la continuité du réseau serait possible entre France et Espagne, ce qui présenterait un intérêt notamment pour le fret
Avec la LGV, Bordeaux serait à 2 h 05 de Paris et, au sud, la continuité du réseau serait possible entre France et Espagne, ce qui présenterait un intérêt notamment pour le fret © JEAN-DANIEL CHOPIN


ARTICLE ABONNÉS Le Collectif des associations de défense de l'environnement dénonce un débat faussé par des chiffres gonflés dans d’importantes proportions

Le dossier de la ligne à grande vitesse dans le Sud-Ouest avance cahotant, par soubresauts et polémiques comme récemment devant l'assemblée régionale où il était question de financement. Alors que le secrétaire d'État aux transports, Alain Vidalies, soutient contre vents, marées et enquête publique le projet, ses opposants restent mobilisés. Ils attaquent au Conseil d'État la déclaration d'utilité publique (DUP). Et pointent aujourd'hui des projections de trafic surévaluées entre Dax et la frontière.


Le Cade (Collectif des associations de défense de l'environnement) mène la fronde « au sud ». L'opiniâtreté de ses militants leur permet d'affirmer que l'aménageur SNCF Réseau et tous les tenants de la LGV prophétisent à tort une saturation des lignes actuelles à l'horizon 2020. Or, c'est cette perspective qui justifierait la création de lignes nouvelles plutôt que l'aménagement de l'existant.

14 561 doublons
Documents à l'appui, Victor Pachon remonte le temps jusqu'à la dernière réunion de l'Observatoire du trafic, créé par le préfet de région. « Cette réunion était en 2014. Depuis, c'est en sommeil », souligne le porte-parole du collectif écologiste. Ce jour-là, le Cade s'étonne des différences étonnantes entre les flux observés en gare de Bayonne et Hendaye. « Il ne pouvait s'agir que de trains comptés deux fois. » La Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), qui organise la réunion, doit se rendre au même constat. Elle le signera même dans le compte rendu de la rencontre, page 3 : « Les trains qui arrivent et repartent d'une gare, après un arrêt de quelques minutes, sont malheureusement comptabilisés deux fois dans les calculs. »

Lire la suite : Ligne à grande vitesse : le trafic surestimé

 

Alain Rousset , un peu trop candidat ?

12 mars 2021 - Marianne (12-18 mars 2021) 

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